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La motivation
au travail
Qui se sent motivé aujourd'hui
pour aller au travail ? Quels sont donc ces freins importants
qui nous découragent ? Nos responsables devraient vite
en prendre conscience....
Deux questions importantes me viennent à l'esprit aujourd'hui
: Pourquoi les entreprises familiales ont elle duré plus
de 50 ans alors que les nouvelles entreprises durent à
peine cinq ans ?
La création d'une entreprise était basée sur les mêmes
motivations : un travail de qualité trop souvent non reconnu.
Des salaires insuffisants. Une clientèle prête à vous
suivre si vous vous mettiez à votre compte.
Autrefois un chef d'entreprise passait à l'atelier, chaque
matin, disait bonjour à tout le monde, connaissait le
prénom de tous ses employés ainsi que celui de leurs enfants.
Quand un problème surgissait, personne ne craignait d'aller
lui en parler. Cette méthode bon enfant a réussi à faire
ses preuves durant de longues années.
Aujourd'hui, ces entreprises familiales disparaissent
pour une toute autre raison. Elles n'ont pas su s'adapter
au marché, innover, se moderniser, investir dans du matériel
de pointe, comme l'ont fait leurs concurrents. Le monde
du travail est devenu sans pitié, où seuls comptent aujourd'hui,
d'autres valeurs : la compétitivité, le rendement, la
rentabilité.
Comment peut-on exiger aujourd'hui, que des salariés donnent
le maximum d'eux-mêmes, quand la qualité de leur travail
n'est jamais reconnu ? Quand ceux qui en font le moins
ou savent flatter, sont récompensés par un système de
primes. La hiérarchie se contente ainsi d'appliquer l'adage
: diviser pour mieux régner, provocant sans s'en douter
au sein de l'établissement de nombreuses sources de conflit
et de mécontentement ? Quand des réunions hebdomadaires
ne font que vos retarder dans votre travail alors qu'il
s'agit en fait d'un monologue ? Lire une page, qui ne
sait pas le faire ? Les réunions se doivent d'être des
lieux d'échanges pourtant. Vous devez rester sagement
assis durant une demi journée à écouter votre responsable
s'entendre parler C'est à ce moment que vous remarquerez
à quel point, lui aussi à besoin de se sentir important
!
Il est aussi de plus en plus courant de voir ceux qui
vieillissent relégués au placard, expression qui signifie
qu'on leur retire tout travail intéressant, et qu'on les
cantonne dans des taches subalternes peu intéressantes.
Comment s'étonner que ces personnes l'acceptent très mal,
finissent même par tomber malades ? Ou même, comme c'est
le but recherché trop souvent car ils coûtent chers de
par leur ancienneté, les pousser à démissionner !
Il suffit de regarder dans divers établissements les recrutements
qui y sont faits : dans les administrations, c'est une
armada de jeunes femmes recrutées, qui après un an voire
deux, décideront de faire un enfant pour prendre du recul,
étant mécontentes de leur hiérarchie et de la reconnaissance
de leur travail.
Que ressentent les plus anciennes en découvrant que les
plus jeunes passent un temps fou à bavarder ou à fumer
leurs cigarettes, sans que rien ne leur soit dit par la
hiérarchie ? Cela engendre de nombreux ressentiments et
finit par plomber l'ambiance d'un établissement.
Aujourd'hui, la femme est considérée comme plus souple
à diriger. Il faut dire aussi qu'elle n'a pas le choix,
trop souvent, les trois quart étant divorcées avec de
jeunes enfants à devoir élevées. Il faut donc croire que
le management actuel comporte une grande part d'erreurs
que certains dirigeants vont payer très cher.
Il suffit de voir dans certaines grandes surfaces ou établissements
le turn-over affolant du personnel qui règne. Des stagiaires
gratuites sont souvent recrutées, remplaçant un personnel
que l'on a pas besoin ainsi de payer. Il est assez amusant
de constater qu'en caisse, un stagiaire confonde une tomate
avec un kaki (fruit) où qu'il méconnaisse totalement les
trois quarts des fruits et légumes vendus dans le magasin
où il est en stage. Par une fois, le stagiaire n'avouera
qu'il ne connaît pas les produits et préfèrera vous les
compter discrètement sous une autre appellation. Quel
est le coût réel en perte de bénéfice pour ces magasins
finalement ? Certains devraient vite y réfléchir.
Le métier de caissière est sans doute celui qui dévoile
le plus grand turn-over. Les raisons sont faciles à comprendre
: des horaires découpés, qui changent régulièrement chaque
semaine, empêchant la personne de trouver un complément
d'heures ailleurs. Des temps de travail en mi temps, ou
partiel, insuffisant pour vivre décemment. Un salaire
au SMIC trop souvent. Cet emploi ira parfaitement à des
étudiantes qui veulent commencer à mettre un pied dans
la vie active. Mais ce sera avec un salaire insuffisant
pour lui permettre de quitter la maison et voler de ses
propres ailes. Il suffit d'aller faire ses courses dans
le même magasin, chaque semaine pour voir à quel point
le turn-over dans cette profession, est devenu important.
Les trente cinq heures ont provoqué aussi une source de
stress importante ! De nombreux responsables essaient
de vous demander de faire toujours plus dans un minimum
de temps. Il n'est pas rare de voir le personnel obligé
de rester et faire des heures supplémentaires pour achever
son travail plutôt que de le remettre au lendemain, sous
peine de se voir submerger. La difficulté viendra plus
tard, pour obtenir du temps afin de récupérer vos heures.
Dans de nombreuses professions, on remarque un climat
important de grogne. Pourquoi est-ce si difficile à une
hiérarchie de valoriser le travail d'une équipe, d'un
élément, par un simple compliment ?
Tout porte à croire qu'ils reçoivent eux aussi plus souvent
une volée de bois vert d'une direction sans arrêt mécontente
et que les responsables font retomber sur le personnel
leur mécontentement. Ceci engendre une chaîne de source
d'insatisfactions en cascades, au grand dam de la bonne
marche et bonne humeur des établissements. Tout le monde
vous fera remarquer que les résultats ne sont jamais bons
quand on travaille dans une mauvaise ambiance.
La meilleure façon de savoir si une société est bien portante
est d'observer son livre de comptes des absences. Plus
les absences sont nombreuses, plus les conflits sont sur
le point d'exploser et signe profond d'un véritable mécontentement.
Un autre signe à retenir : Plus votre personnel quittera
à l'heure de son travail, moins il sera motivé à travailler
! Mais combien de dirigeants sauront en prendre conscience
avant qu'il ne soit trop tard et que des conflits importants,
un beau jour, ne dégénère au coeur même de leur entreprise
?
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par Erotica51
(07/07/2006)
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